Patrimoine & Vie culturelle

De l'histoire au patrimoine

De l'histoire …

Parmi de nombreuses hypothèses, il semblerait que le nom de Beynost ait comme origine le mot latin Balneus (bains) dû vraisemblablement aux nombreuses sources existantes le long de la Côtière.

Au XIIème siècle, notre village s'est appelé Beyno puis au XIIIème, Bayno, pour prendre son nom actuel à partir de la Révolution. Les premières habitations se fixèrent près de ces sources aux alentours du 1er âge de fer (800 ans avant J.C.), puis se déplacèrent ensuite sur le plateau.

La présence romaine a entraîné un glissement de la population vers le coteau, probablement dû à la traversée de la voie romaine d'Helvétie et de Germanie.

A partir du Xème siècle, les paroissiens des multiples hameaux se réunissent autour d'une même église paroissiale : Saint-Julien. Au XVIème siècle, on comptait environ 1500 feux (c'est-à-dire de foyers).

Au siècle dernier, il existait de nombreuses vignes sur le coteau. Grâce à une multitude de petits métiers liés à la proximité de Lyon, notre commune n'a pas eu à subir un exode rural important et, à la fin du XIXème siècle, on y trouvait de nombreux petits ateliers familiaux de métiers liés à l'industrie textile (passementiers, teinturiers, tisseurs...).

Le développement des transports (ligne de chemin de fer dans la seconde moitié du XIXème siècle, puis ligne de tramway au début du XXème) a contribué à l'accroissement de multiples activités notamment agricoles (lait et élevage, culture maraîchère dont le petit pois de Beynost qui fait partie de nos traditions.

(Sources et références : Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel).

...au patrimoine

> La villa antique des Grandes Terres

A l'automne 1999, préalablement à l'aménagement de la ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) des Grandes Terres, une campagne de fouilles archéologiques d'envergure a mis au jour les vestiges d'une vaste villa gallo-romaine et d'une nécropole du Haut Moyen-Âge (Vème au Xème siècle). Ils témoignent de l'ancienneté de l'occupation du site et de la présence de l'eau avec l'ensemble balnéaire de la villa.

Statuette de Mercure

Pour en savoir +  :

Télécharger l'article " La villa antique des Grandes Terres : résidence d'un notable à l'époque tibéro-claudienne " par Sylvain MOTTE et Georges VICHERD dans la revue Dombes (n°21, 2001/2002, pages 20 à 23).

> La première église Saint-Julien

Construite autour du XIIème siècle, non loin de l'itinéraire de Compostelle « Nantua - Lyon » qui emprunte le quartier du Péchu, l’église romane dépendait de l'abbaye de l'Ile Barbe (patronage confirmé par le pape Lucius III* en 1183). Elle conservera cette dépendance jusqu'en 1769. Au cours des siècles, l'église subit de nombreuses modifications (agrandissement de la nef, création de quatre chapelles, agrandissement de l'abside,...) et quelques restaurations. En 1908, elle cessa d'être un lieu de culte avant d'être transformée en salle des fêtes en 1911.

Unique témoin du passé médiéval de Beynost, elle a fait l’objet de fouilles archéologiques dans les années 1990 et récemment d’un diagnostic initié par la commune, propriétaire de l’édifice et soucieuse de valoriser ce précieux héritage.

> La villa Monderoux

La villa Monderoux date, dans sa partie la plus ancienne, du XVIème siècle. A cette époque, en 1551, Henri Roux de Chevrier a donné son nom à la maison et à l'ensemble des terres qui l'entourent : le "Mas de Roux" ("mas" signifiant ferme ou maison). En 450 ans, la maison a changé à de maintes reprises de propriétaires, s'agrandissant au gré des besoins, avant de devenir communale le 26 juin 2003 après la vente des soeurs Marie Auxiliatrice. La villa et son magnifique parc où surgit une des nombreuses sources de Beynost, sont ancrés dans la mémoire des anciens Beynolans : la "tanière" pour les plus jeunes, la kermesse annuelle à l'ombre des arbres, avec le concert de l'Espérance, et le théâtre du samedi soir. Aujourd'hui, la villa accueille des associations et des manifestations culturelles et festives de plus en plus nombreuses : autant d'occasions de créer les souvenirs des nouvelles générations de Beynolans.

Pour en savoir +  :

Télécharger l'article " La Villa Monderoux devient patrimoine communal ". Texte extrait du pré-inventaire des richesses touristiques et archéologiques du Canton de Miribel.

> Le château du Soleil

Tour à créneaux qui se situe non loin du centre commerciale. Elle est adjacente a un lotissement qui se nomme le "Château du Soleil" en rapport avec le château, bâtisse datant du début du XIXe siècle. La tour, possédant plusieurs étages et qui a des fenêtres verticales étroites avait probablement une utilité militaire. Cette tour, remaniée en pigeonnier au XVIIIe siècle est attenante à une maison fortifiée du XIVe siècle : on sait ainsi que cette partie de la commune n'était pas inondable par le Rhône.

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